Violences en milieu scolaire : l’Asosiasion Profeser Kreol Morisien tire la sonnette d’alarme
Total Views :
1522
L’Asosiasion Profeser Kreol Morisien (APKM) a vivement condamné les récents actes de violence commis contre des enseignants, notamment l’agression d’un professeur à Baie-du-Tombeau. L’organisation affirme également avoir pris connaissance de plusieurs autres cas similaires survenus récemment dans le milieu éducatif.
Dans un communiqué, l’association estime qu’il est « déplorable » que certaines situations dégénèrent en violences physiques alors qu’elles auraient pu être résolues par le dialogue. L’APKM souligne que ces incidents soulèvent plusieurs interrogations concernant le système éducatif mauricien, la sécurité des travailleurs de l’éducation ainsi que les conséquences psychologiques et pédagogiques sur les élèves témoins de ces violences.
L’association reconnaît que Maurice est signataire des conventions internationales pour la protection des enfants, mais elle estime qu’il ne doit pas y avoir de « deux poids, deux mesures ». Selon elle, lorsqu’un parent lève la main sur son enfant, cela n’est pas toujours qualifié de violence, alors qu’un enseignant qui perd patience peut immédiatement être accusé de maltraitance.
Tout en précisant qu’elle ne cautionne aucune forme de violence envers les élèves, l’APKM demande aux autorités de mettre en place des alternatives disciplinaires claires et légales afin d’aider les enseignants à maintenir la discipline dans les écoles.
Parmi les propositions avancées figurent :
1) Davantage de prérogatives pour les chefs d’établissementL’association propose également un durcissement des sanctions contre les agressions visant les enseignants, avec des amendes pouvant atteindre Rs 500 000 et des peines allant jusqu’à dix ans de prison.
L’APKM rappelle enfin que plusieurs dispositions du Code criminel mauricien ainsi que le Public Officer’s Protection Act prévoient déjà des sanctions sévères contre les agressions verbales ou physiques envers les enseignants.
Malgré ses inquiétudes, le président de l’association, Ritesh Gujadhur, avec son équipe, se dit confiant que les autorités prendront les mesures nécessaires pour assurer un environnement scolaire plus sécurisé et favorable à l’éducation des enfants mauriciens.